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Dans le cadre des “Rendez-vous de l’INRIA”, Laurent Kott, Directeur general d’INRIA Transfert, a bien voulu répondre à deux questions majeures sur le thème du transfert de technologie et de connaissance au sein de l’Union européenne.

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En particulier, il souligne « comme l’a précédemment évoqué Pierre Vigier, qu’une des difficultés majeures de l’Europe, est que ce n’est pas un marché unique. Pour une entreprise née en France, venir travailler en Allemagne, c’est parfois aussi compliqué qu’aller directement s’implanter aux Etats-Unis. Comme le marché est beaucoup plus grand aux Etats-Unis, l’entreprise qui est née en France va aux Etats-Unis, l’entreprise qui est né en Allemagne va aux Etats-Unis, l’entreprise qui est né en Angleterre va aux Etats-Unis, etc. Et la moralité de l’histoire est qu’une fois implantée sur le marché des Etats-Unis, la probabilité que l’entreprise se fasse racheter par une enterprise états-unienne augmente d’autant plus. Donc, nous nous trouvons en face d’un paradoxe fort, c’est qu’aujourd’hui une entreprise spécialisée dans la technologie a besoin d’un grand marché, le marché des Etats-Unis représente 250 millions de personnes, mais c’est aussi un marché unique. Le marché français, pour atteindre ce niveau de 250 millions de personnes, devrait être augmenté d’au moins quatre autres grands pays. Et donc cela signifie pour une jeune entreprise apprendre quatre régimes sociaux, quatre régimes fiscaux, quatre régimes de droit social, etc. Et là, il existe une barrière d’entrée très importante”.

lk.pngDirecteur général d’INRIA-Transfert (depuis 1998), ancien élève de l’École normale supérieure de Cachan, Laurent Kott est docteur ès mathématiques, mention Informatique.

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